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Les Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse


Avant-propos : 15 Marches ont été reconnues en tant que Chef-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel. Ces marches seront détaillées en bas de la page.



1. ASPECTS PRATIQUES


a.    Nom de l’élément :


Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse


b.    Localisation géographique :

Région géographique situé entre la Sambre et la Meuse
Les Marches se déroulent dans une zone géographique bien délimitée: il s'agit de la zone essentiellement rurale appelée Entre-Sambre-et-Meuse, actuellement partagée entre les provinces de Hainaut et de Namur, en Wallonie, dans le sud de la Belgique. Comme son nom l'indique, cette région d'environ 85.000 hectares de superficie, est comprise entre ces deux cours d’eau que sont la Sambre et la Meuse. L’Entre-Sambre-et-Meuse forme une entité géographique cohérente, avec des paysages typiques et une ruralité affirmée. Elle a su développer une culture commune, dont les marches font partie et constituent un élément fort, qui fait d’elle une « aire culturelle » relativement homogène. Cette cohésion a survécu aux différents aléas de l’histoire et à l’évolution socio-économique ; celle-ci a mené à l’industrialisation de certaines zones de cette aire alors que d’autres ont conservé leur caractère rural originel.

c.    Communauté concernée (groupes ou individus) :

   
Les groupes qui organisent et participent aux marches.
Ces processions escortées sont un des éléments majeurs de l'identité culturelle de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Elles concernent directement ou indirectement la presque totalité de sa population (environ 95.000 habitants). En 2016, on dénombre 66 villes, villages et hameaux où l’on marche, ou qui possèdent une ou plusieurs compagnies de marcheurs.

d.    Société ou groupe responsable :

Association Royale des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Cette association, fondée en 1960, regroupe en son sein, en 2016, 100 Sociétés affiliées liées au folklore des Marches folkloriques. Quelques 130 Marches sont recensées dans l’aire géographique concernée. 15 de ces marches ont été reconnues en tant que Chefs-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel


e.    Personne(s) de contact :

Association Royale des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse

Président : Gérard Adam, Rue Saint Gangulphe, 2 à 5620 Florennes
Secrétaire : Erik Vandeloise, Rue Paganetti, 11A à 6280 Gerpinnes
Trésorier : Jacques Maudoux, Quartier de la Fontaine, 11 à 5620 Hemptinne

Chaque Marche étant à son niveau gérée par un comité organisateur.



2. HISTORIQUE 


Les Marches Folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse trouvent leurs origines dans les processions de croix banales du Moyen-Age. Celles-ci avaient lieu dans l'octave de la Pentecôte et étaient destinées à rendre hommage et à permettre de verser l'obole à l'abbaye suzeraine voisine dont dépendait le clergé.
L'escorte militaire qui les accompagnait avait pour but d'en rehausser l'éclat mais aussi de préserver les pèlerins contre les bandes de malfrats qui rôdaient à cette époque dans nos contrées. Ces compagnies spéciales d'archers et arbalétriers que l'on appelait "serments" furent les ancêtres des marcheurs.

Les uniformes portés ont bien évolué au cours des temps et les Marches ont connu des hauts et des bas. C'est dans le courant du XVIII siècle qu'une crise importante frappa les Marches car de plus en plus ces cérémonies devenaient un prétexte pour s'amuser et tourner le religieux en dérision. Le Clergé finit par interdire ces manifestations.
Les coutumes reprendront en 1802 après le concordat signé entre Napoléon Ier et le Pape Pie VII. C'est à ce moment que les Marches prirent un nouvel essor et devinrent des escortes militaires.
En ce qui concerne les costumes adoptés dans nos manifestations aujourd'hui, ils sont du premier et du second empire. A ce sujet, il est certain que l'on a d'abord marché en premier empire car de nombreuses défroques de l'armée de Napoléon étaient disponibles dans nos régions. Ces uniformes se dégradant, les Marcheurs ont adoptés les costumes militaires de l'époque qui a immédiatement suivi, c'est-à-dire les uniformes que l'on appelle du second empire mais qui sont pour la plupart des uniformes de la première armée belge de 1830 et des uniformes de la garde civique de 1850. Aujourd'hui, on peut rencontrer ces deux types de costumes dans les Compagnies.



3. SITUATION ACTUELLE

a.    Décrire l’élément actuel dans son ensemble (avec ses différentes composantes).

Le phénomène des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse est un folklore bel et bien vivant 365 jours par an. Outre la sortie annuelle des différentes processions sous l’égide de comités distincts, les activités culturelles, sociales et économiques liées à ces Marches sont réparties sur le reste de l’année. Ces activités sont, par exemple, des soupers dont les bénéfices sont destinés à l’organisation des Marches, des expositions, des concerts, …

Chaque Marche possède ses propres caractéristiques mais, par définition, sont toutes liées par leur définition : Une Marche est une escorte de procession religieuse par des gens en armes. Dès lors, pas de procession signifie pas de Marche !


b.    La reconnaissance entre dans quel(s) domaine(s) du POI ?  A spécifier.

Les pratiques sociales, rituels et événements festifs


c.    L’élément est-il toujours bien vivace ?  Comment est-il transmis aujourd’hui ? Quelles sont les actions entreprises pour garantir la viabilité de l’élément et sa transmission ?

De mai à octobre, en Entre-Sambre-et-Meuse, chaque semaine, une ou plusieurs Marches escortent au sein d’une communauté locale (ville ou village) une procession liée à la communauté. Ce folklore ancestral concerne, pour l’ensemble du phénomène, plus de 10.000 Marcheurs. Le phénomène des Marches fait vivre leur communauté tout au long de l’année. Cette vie locale concerne aussi bien l’aspect social, culturel, religieux et commercial.

La transmission des valeurs qui fondent l’engagement dans les Marches s’opère souvent dans le cadre familial dès le plus jeune âge. La plupart des participants disent qu’ils sont nés dans ce folklore.
La transmission du phénomène se fait également à d’autres niveaux :

•    La transmission de la pratique musicale (tambours et fifres) qui se fait par le bouche à oreille
•    La transmission du savoir-faire de fabrication des tambours et fifre.
•    La transmission des méthodes de fabrication des accessoires (costumes, armes, …) utilisés par les Marcheurs.
•    Etc.


d.    Expliquer si l’élément en question est menacé de disparition et indiquer les actions entreprises pour une sauvegarde.


Les processions escortées sont bien implantées dans les différents villages de l'Entre-Sambre-et-Meuse et en constituent l'âme. Elles jouissent d'une popularité et d'un attachement rares, qui font d'elles le ciment de toute la vie culturelle et sociale de la communauté concernée. Elles peuvent tout de même être menacées à cause de différents facteurs :

•    La transmission du savoir-faire de fabrication des tambours et des fifres mais aussi de la pratique de ces instruments;
•    La transmission du savoir-faire de fabrication des uniformes et des accessoires;
•    La pénurie de personnes du culte religieux et la disparition de certaines églises;
•    Les législations sur les armes, leur stockage et leur utilisation dans le cadre folklorique;
•    La disparition de certaines portions de chemin sur l’itinéraire des processions;
•    La multiplication des démarches administratives nécessaire à la bonne organisation d’une manifestation sur la voie publique.

L’Association des Marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse a été créé en 1960 dans le but de défendre et de promouvoir les marches, mais aussi de garantir leur authenticité. Elle édite un périodique trimestriel, "Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse".
Elle a également créé, en 1986, le Musée des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse qui se veut être la vitrine du folklore et une entité de préservation du patrimoine folklorique associé.
Les actions menées par l’Association se font dans le cadre général des Marches même si cette Association ne regroupe pas en son sein, l’ensemble des Marches existantes. En effet, ce sont les Marches qui, à leur demande propre, informe l’Association qu’elle désire s’y affilier. Les Membres de l’Association bénéficient d’avantages que cette dernière n’offre pas aux Marches qui n’en font pas partie.

Chaque année, l’Association organise des auditions de jeunes Tambours et Fifres. Celles-ci permettent de s’assurer que la tradition musicale propre aux batteries de l’Entre-Sambre-et-Meuse persiste au cours du temps.
L’Association remet également, annuellement, un trophée à la Marche affiliée qui a au mieux respecté les traditions et valeurs des Marches.

Les comités de Marches et l’Association Royale des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse mettent quotidiennement en œuvre divers événements pour assurer la viabilité et la transmission du folklore.


e.    Analyser les aspects sociologiques, humains et matériels.  Qui sont les détenteurs, praticiens de l’élément ?  Faire apparaître le caractère emblématique pour la communauté concernée (sentiment d’identité, d’appartenance, de continuité).

Les détenteurs des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont les personnes qui s’investissent à titre personnel dans la pérennité de leur folklore. Les Marches sont ouvertes à qui veut y participer, sans lien quelconque avec le rang sociologique, idéologique et politique des pratiquants. Ces derniers doivent simplement respecter les règlements mis en place par les comités en charge de la gestion des différentes Marches.
Dans certaines Marches, la date annuelle de son déroulement est très symbolique ; ainsi, il n’est pas rare de comparer la date de la Marche avec le nouvel an pour les participants… d’autres, utilisent la date de la Marche comme date pivot de l’année : « Je me suis marié deux semaines avant ou après la Marche ; mon fils est né le week-end de la Marche ».
Pour certains Marcheurs, la dévotion est particulièrement importante. Ainsi, le Tour Sainte-Rolende des Marcheurs, existant à présent depuis plus de 50 ans, a été organisé la première année pour implorer la Sainte de guérir un enfant accidenté. En voici l’origine : « Le Tour Sainte-Rolende des Marcheurs a été organisé pour la première fois un dimanche d'octobre 1965. Un petit marcheur de la localité de Villers-Poterie étant au seuil de la mort, les membres de sa famille ont promis de faire le "Tour Sainte-Rolende" si leur enfant ne mourait pas. La promesse fut respectée et, accompagnés de plusieurs dizaines de marcheurs, ils firent le Tour. »
Ce Tour est également « fait » de nos jours pour implorer la Sainte de guérir un nouveau-né, une personne souffrant… et, si le vœu des participants est réalisé, les années suivante, ceux-ci « refont » de nouveau le Tour.

Appartenance : pour les  Marcheurs, la plus belle des Marches est celle de son village, celle dans laquelle il a évolué la première fois. Il n’y a de plus belle Marches que la sienne… et comme tous les Marcheurs l’affirment, il va de soi que toutes les Marches sont belles et pourtant, elles ne peuvent être comparées car, même si elles revendiquent une base commune (escorte d’une procession en armes), elles sont toutes différentes. C’est sans doute cela qui fait la richesse de ce folklore.

De père en fils, de mère en fille… dans la majorité des cas, les personnes naissent dans ce folklore et y participent dès le plus jeune âge. Cet aspect à lui seul constitue la garantie de la continuité des Marches dans le temps tout en s’assurant que celles-ci puissent se perpétuer dans le cadre de la société actuelle et future.


f.    Si possible, situer l’élément dans une perspective régionale, nationale et/ou internationale (comparaisons, ouvertures, relations).

Les Marches sont contenues dans l’aire géographique située au sud du sillon Sambre et Meuse. Cependant, certaines Marches peuvent se situer en dehors ou proche de cette région.
Des traditions similaires, quoique de moindre ampleur, existent en France (la "bravade" de Saint-tropez), en Autriche (district de Mureau, vallée du Lungo), en Italie (au Val D'Aoste, Bosses et Etroubles), en Suisse (vallée de Lötschtental, Kippel en Valais, escorte du Saint-Sacrement à Savièse, dans le Valais, Grenadiers de Fribourg) et en Espagne (l'Alarde, au Pays basque). Elles sont peu connues et probablement menacées car relativement isolées.


g.    Montrer que l’élément est conforme aux droits de l’Homme, aux respects mutuels et à la législation en vigueur en FWB.

De par le fait que l’organisation des Marches est autorisée par l’autorité locale, régionale, communautaire et nationale, les Marches respectent pleinement et sont conformes aux droits de l’Homme, aux respects mutuels et à la législation.
Les femmes, traditionnellement, ne « marchent » pas soldat, ni au sein des batteries (tambours et fifres). Cependant, on les retrouve au poste de cantinières et de vivandières.
Les femmes peuvent également évoluer au sein des comités qui organisent les Marches


h.    Comment l’élément intègre-t-il son rôle socio-culturel ?

- Dialogue intergénérationnel

Toutes les tranches d’âges prennent part aux Marches. L’apprentissage de l’art musical des batteries (fifres et tambours) se fait généralement de bouche à oreille. Dès lors, les anciens apprennent aux plus jeunes leur art et leur transmettent leur savoir, tant pour l’aspect musical que pour la fabrication proprement dite des instruments.
De même, les officiers sont généralement accompagner de leur « Petit Officier » afin de « former » les jeunes à la fonction.
Enfin, les pelotons voient évoluer de jeunes Marcheurs, et, parfois, toute une compagnie est dédiée aux jeunes qui, dès lors, la composent et la dirigent de manière autonome, sous la surveillance de quelques adultes responsables de leur encadrement.

- Dialogue multiculturel

Tout individu peut prendre part aux Marches. Les Compagnies peuvent compter dans leurs rangs aussi bien des Marcheurs autochtones que des participants venus d’autres pays ou d’autres convictions religieuses.

- Développement durable (environnement, santé, économie inclusive, etc.)

Les Marches remplissent pleinement un rôle de développement durable en entretenant l’environnement local pour l’embellir à l’occasion des festivités.
Il ne faut également pas oublier les retombées économiques que les Marches suscitent au niveau des commerces locaux mais également pour les commerces de location de costumes, de location d’armes, de vente de tissus, etc.


- Diversité et créativité humaine

Le phénomène des Marches permet le développement de l’artisanat local pour la confection du matériel de musique, des costumes, …


i.    Qu’est-ce que la reconnaissance en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles a apporté à l’élément ?


En 2012, les 15 marches reconnues par la FWB ont été reconnues par l'UNESCO. Ces reconnaissances sont importantes pour les personnes liées à ce patrimoine. Elles pourront aider à la sauvegarde de ce patrimoine s'il est menacé. 

Bibliographie :

ANGOT, Roger, Historique de la Société royale Les Zouaves de Fosses-la-Ville (1858-1983), édition de la SR Les Zouaves de Fosses-la-Ville, 1983.

ARCQ, Robert, Èl tour dèl Mad’lène, édition èl bourdon, 1999.

BOUCHAT, Céline, « En être », les dessous identitaire d’un folklore. Approche ethnographique des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse, Université libre de Bruxelles, Centre d’anthropologie culturelle, 2006.

CHAPELLE, Maurice, et ANGOT, Roger, Les processions et la marche militaire Saint-Feuillen à Fosses-la-Ville, édition de l’ASBL État-major de la marche Saint-Feuillen, s. d. (ca 1980).

CLOCHERIEUX, Charles, À l’heure des tambours et des fifres, Association des Marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 1972.

FOULON, Pierre-Jean, Les tabliers brodés portés par les sapeurs des marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Bilan d’une enquête, Commission royale belge de folklore (Section wallonne), 1981.

GOLARD, Roger, Chroniques des marches passées, Association des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse, tome 1 (1839-1914), 1985; tome 2 (1914-1940), 2008.

HASQUIN, René et MAYENCE, Serge, Salves sambriennes, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1959. Seconde édition : 1966.

La Madeleine. Marche jumétoise en l’honneur de sainte Marie-Madeleine, coll. Tradition wallonne, n° 8, édition Traditions et parlers populaires Wallonie-Bruxelles asbl, 1993.

Les escortes armées traditionnelles. Actes du colloque international tenu à Charleroi en 1966, dans l’Annuaire XVIII (1964-1966) de la Commission royale belge de folklore, section wallonne, Bruxelles, 1972.

MARINUS, Albert, Les marches de Sambre et Meuse, tiré à part de la revue Le folklore belge, T. 1, chap. VII, Les éditions historiques, s. d. (1938).

PHILIPPE-MORTIER, Aimée, Rolende de Gerpinnes, une grande sainte, Confrérie Sainte-Rolende, 2002.

ROLAND, Joseph, Les « marches militaires » de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Étude ethnographique et historique, Éditions du Musée wallon, 1951. Deuxième édition: Escortes armées et marches folkloriques. Étude ethnographique et historique. Commission royale belge de folklore (section wallonne), 1973.

ROLAND, Joseph, Sainte Rolende, vierge royale. La légende de saint Oger et l’origine des marches, Imprimerie Godenne, s. d.

THIBAUT, Bertrand, En marches. Les escortes militaires en Entre-Sambre-et-Meuse, éditions Aparté, 2010.

VANDEREUSE, Jules, Le pèlerinage à Notre-Dame de Walcourt, dans Wallonia, t. XVII, 1909.

Revues: Le Marcheur, revue trimestrielle éditée par l'Association des Marches Folkloriques de l'Entre Sambre et Meuse, depuis 1961.

Sites Internet:

Association des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse : http://www.amfesm.be

Musée des marches d’Entre-Sambre-et-Meuse : http://www.museedesmarches.be

 

Les 15 Marches reconnues en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont :

Marche "Saint-Feuillen" de Fosses-la-Ville

Marche "Sainte-Rolende" de Gerpinnes
Marche "Saint-Roch" de Ham-sur-Heure
Marche "La Madeleine" de Jumet
Marche "Saint-Roch" de Thuin
Marche "Notre-Dame" de Walcourt
Marche "Saint-Pierre" de Biesmerée-Mettet
Marche "Saint-Pierre" de Morialmé-Florennes
Marche "Saint-Pierre" à Florennes
Marche "Saints-Pierre-et-Paul" à Thy-le-Château
Marche "Saint-Pierre" à Villers-deux-Eglises
Marche "Saint-Eloi" à Laneffe-Walcourt
Marche "Sainte-Anne" à Silenrieux-Cerfontaine
Marche "Saint-Fiacre" à Tarcienne-Walcourt
Marche "Saint-Roch et Saint-Frégo" à Acoz et Lausprelle

 

Inventaire mis à jour le 26/01/2017