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Le Tour Sainte-Renelde de Saintes (Tubize)

N° de référence du dossier : Reconnaissance n° 17
Dossier examiné le 5 octobre 2005 par le Conseil supérieur d’Ethnologie, des Arts et traditions populaires et du Folklore
Reconnu depuis le 10 novembre 2005  par la Ministre de la Culture en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel

Inventaire mis à jour le 29 mars 2017


1. ASPECTS PRATIQUES


a.    Nom de l’élément : Tour Sainte-Renelde de Saintes


b.    Localisation géographique : saintes entité de la Commune de Tubize, province du Brabant wallon


c.    Communauté concernée (groupes ou individus) :
Les participants au Tour, les habitants des villages de Saintes, Bierghes et Quenast



d.    Société ou groupe responsable
: Comité du Tour de Saintes


e.    Personne(s) de contact : Luc DELPORTE : luc.delporte@tubize.be
Charles DE SAINT-MOULIN,  Rue des Frères Verkleeren, 30 1480 Saintes (Tubize)

2. HISTORIQUE  


La date de la création du tour est inconnue.  Le document le plus ancien mentionnant le Tour de Saintes date de 1451 et le qualifie alors "d'ancienne coutume".

Deux hypothèses sont avancées quant à l'époque de la fondation du Tour de Saintes.
 
1) milieu du XIVe siècle, en relation avec la Peste Noire.  Une procession aurait été organisée avec la châsse de sainte Renelde pour protéger la région contre les ravages de la Peste.  La région ayant été relativement épargnée, une procession d'action de grâce aurait été organisée chaque année par la suite.  

2) L'itinéraire du Tour englobe les territoires des paroisses de Saintes et de Bierghes, avec une brève incursion jusqu'à l'église de Quenast.  Des considérations historiques permettent de déterminer que Saintes et Bierghes (et probablement aussi Quenast) ne constituaient à l'origine qu'une seule et même paroisse.  La paroisse de Quenast est attestée au début du XIIe siècle, celle de Bierghes à la fin du XIIe siècle.  Si l'itinéraire du Tour correspond à la paroisse de Saintes au moment de sa création, puisqu'il englobe Saintes et Bierghes, mais pas Quenast où il n'y a qu'une brève incursion, il est possible qu'il soit apparu entre la date de démembrement de Quenast et celle du démembrement de Bierghes, c'est-à-dire au cours XIIe siècle.  

Quoi qu'il en soit exactement, le Tour de Saintes est une manifestation traditionnelle multiséculaire toujours en vigueur de nos jours qui n'a, semble-t-il jamais connu d'éclipse.  

Les reliques de sainte Renelde sont conservées dans une châsse ancienne (éléments remontant au milieu du XIVe siècle) qui est processionnée sur un char de procession.  Le char actuel date de 1773 et est classé monument historique.  L'église paroissiale de Saintes, dédiée à sainte Renelde, recèle un patrimoine artistique important, particulièrement axé sur le culte de sa sainte patronne et ses manifestations, notamment le Tour.  



3. SITUATION ACTUELLE


a.    Décrire l’élément actuel dans son ensemble (avec ses différentes composantes).

Le Tour s’effectue à l’occasion de la « ducasse », appelée aussi la « kermesse », lors du week-end de la Trinité.  Il s’agit donc bien de la commémoration de la date anniversaire de la dédicace de l’église paroissiale et non de la fête patronale.  Cette dernière a lieu le dimanche qui suit la fête du saint local (16 juillet pour sainte Renelde) et est appelée la « petite kermesse ».
Le Tour comporte toujours des préparatifs importants, domestiques et collectifs.  Dans chaque maison on se prépare à recevoir les membres de la famille qui ont quitté le village et qui y reviennent pour l’occasion pour un grand repas de fête.  Dans le village, on procède à l’entretien et à la décoration des rues et de l’église.  
Les festivités s’ouvrent déjà le vendredi soir.  Jadis, on tirait les campes (gros pétards), mais cette tradition s’est perdue.  De nos jours, on organise plutôt une partie de football contre l’équipe du village voisin de Bierghes.  
Mais c’est réellement le samedi soir que les cérémonies liées à sainte Renelde débutent par la « Mise à char » des reliques.  

Mise à char

Vers 19h30, les Saintois se réunissent à l’église paroissiale pour assister à une cérémonie émouvante au cours de laquelle la châsse est hissée triomphalement sur le char.  Les autorités civiles sont présentes.  Elles se rassemblent dans le haut du village et, précédées de la Fanfare locale, défilent vers l’église avec le Comité du Tour et quelques notabilités villageoises.  
Depuis 1855, cette cérémonie est rehaussée d’un salut solennel.  Auparavant, les responsables paroissiaux invitaient les autorités villageoises à prêter main forte pour la descente de la châsse et pour la hisser sur le char.  Comme c’est encore le cas dans certains sanctuaires, jusque vers 1767, la châsse reposait dans le chœur de l’église, au-dessus de l’autel majeur.  Il fallait donc descendre le reliquaire.  Contrairement à d’autres grandes processions, cette « descente de la châsse » ne donnait pas lieu à une cérémonie particulière, plutôt réservée au moment où la châsse était placée sur le char de procession.  Cela laissait la possibilité de préparer le reliquaire pour la procession.  La châsse est soigneusement fleurie d’œillets rouges et blancs, couleurs de la sainte.
La cérémonie de mise à char est aussi l’occasion pour le Comité du Tour de prendre officiellement la parole devant l’assemblée et de décorer les plus anciens cavaliers.  La fanfare est présente dans l’église et joue alors l’un des airs traditionnels du Tour.  
Ensuite, les musiciens entament un air solennel et où la châsse est hissée lentement et placée sur le char de procession, avancé au centre de l’église.  Pour un Saintois, c’est un moment particulièrement émouvant qu’il ne peut manquer.  
La cérémonie s’achève par la vénération des reliques présentées par le clergé aux fidèles.  Certains passent ensuite à la chapelle Sainte-Renelde, accolée au chœur de l’église, pour y allumer cierges et bougies, avant de quitter l’église.  

La soirée est réservée à la fête profane.  Les cafés sont bondés.  On s’y amuse et on y danse une bonne partie de la nuit, exactement comme on le faisait déjà aux siècles précédents.  

Messe des cavaliers le dimanche de la Trinité et départ du Tour

Le dimanche matin, sur le coup de 5 heures, les cavaliers se rassemblent pour assister à la messe célébrée en leur honneur.  Si auparavant tous les cavaliers assistaient religieusement à cette messe, ce n’est plus le cas aujourd’hui que pour les plus courageux d’entre eux.  
En quittant l’église, ils vont chercher leurs montures et se préparent pour le départ du Tour.  Les cavaliers saintois prennent traditionnellement leur cheval dans une prairie en face de la ferme de sainte Renelde.  
Les différentes cavaleries se rassemblent ensuite au hameau Saint-Roch, pour descendre ensuite vers l’église et entamer officiellement le Tour par une bénédiction des cavaliers.  

Ordonnancement du Tour


Aujourd’hui, le Tour rassemble environ 150 cavaliers, réunis en plusieurs cavaleries. L’ordonnance du Tour est bien réglée.  Une avant-garde, composée de 3 cavaliers, annonce dans les différents hameaux l’arrivée du Tour.  
La procession proprement dite est ouverte par le guidon, porte drapeau du Tour.
Suivent immédiatement les musiciens-cavaliers, emmenés par leur Commandant (la charge de commandant se transmet de génération en génération).  Ces musiciens entament l’un des cinq airs traditionnels du Tour dès qu’ils rencontrent un groupe de personnes au bord du chemin.  Chaque fois que l’occasion se présente, pour rendre hommage à une personnalité ou pour remercier des habitants qui se dévouent d’une manière ou d’une autre pour le Tour, le Commandant des musiciens improvise un bref discours ponctué par un air du Tour.  
Viennent ensuite les différentes cavaleries, regroupées par villages.  Chacune de ces cavaleries a son propre Commandant et son Porte drapeau.  Le Commandant de la cavalerie de Saintes est également le Commandant de l’ensemble du Tour.  Les cavaliers saintois sont reconnaissables à leur ceinture rouge.  
La cavalerie de Bierghes suit celle de Saintes.  Son Porte-drapeau est reconnaissable à sa redingote rouge.  Les Biergheois portent la ceinture blanche.  
Viennent ensuite les cavaleries de Petit-Enghien, ceinture verte et bombe foncée, et de Lembeek, képi vert et absence de ceinture. Aujourd’hui, quelques cavaliers de Tubize ferment la marche.  
Une cavalerie de Rebecq, importante en nombre, accompagnait autrefois le Tour.  Elle est encore mentionnée à la fin du XIXe siècle.  On ignore les raisons de sa disparition.  Tubize a jadis également connu une cavalerie bien plus importante que de nos jours.  
Tous ces cavaliers doivent porter une tenue impeccable : bottes et pantalon d’équitation blanc, chemise blanche, cravate foncée, veste noire, képi particulier au Tour.  Saintois, Biergheois et Petit-Enghiennois portent la ceinture de couleur propre à leur village.  
Finalement, la procession se clôture par le char supportant les reliques et sa petite escorte, composée de six cavaliers provenant des cavaleries de Saintes et de Bierghes.  Un prêtre ou un diacre les accompagnent pour présenter un reliquaire à la vénération des spectateurs.  Deux ou trois personnes, préposées aux troncs, accompagnent également le char pour faire la quête.  
Le char est conduit par deux postillons en livrée.  Autrefois ces conducteurs étaient des ouvriers agricoles travaillant dans l’une ou l’autre grosse ferme de Saintes.

Pratiques et traditions

Les cavaliers arborent à leur boutonnière des œillets rouges et blancs, couleurs de sainte Renelde.  Après le Tour, ils feront sécher ces fleurs et les conserveront jusqu’à l’année suivante.  De nombreuses personnes font placer un bouquet d’œillets rouges et blancs dans la caisse du char, afin que ces fleurs fassent le Tour avec les reliques.  Récupérées par la suite, elles seront séchées et conservées dans les maisons. Dans le même ordre d’idée, autrefois, on récupérait sur le chemin les crottins de chevaux.  Ils servaient à fumer les parterres de fleurs, ce qui, pour la croyance populaire, portait chance pour l’année.

De nombreux cavaliers emportent avec eux un drapelet de pèlerinage qu’ils conserveront ensuite.  Longtemps, ces drapelets était fixés sur un bâtonnet et attachés aux œillères des chevaux.  Aujourd’hui, c’est dans leur poche que les cavaliers placent ce drapelet.  Un drapelet triangulaire, dont la gravure remonte au XVIIIe siècle, a précédé le modèle actuel.  Celui qui est utilisé de nos jours, de forme rectangulaire, remonte aux années 1860.   

Sur tout le parcours des habitants disposent sur le passage du Tour des tapis de pétales de fleurs, dessinant des croix ou d’autres motifs.  C’est ce que l’on appelle des « jonchées cérémonielles ».  Elles sont particulièrement importantes au hameau du Petit-Bruxelles.  Ces habitants honorent de cette manière les reliques de sainte Renelde.  

Certains hameaux montent une « fausse porte », sorte de portique fleuri et décoré aux couleurs de sainte Renelde.  La plus importante est celle du Try-Bas.  Il y en avait beaucoup dans le passé.  Certaines ont disparu, d’autres sont apparues, comme celle du hameau de Mussain-Stéhou, montée depuis une bonne dizaine d’année.  

La rentrée du Tour

La procession, débutée vers 7 heures du matin, s’achève par le retour à Saintes vers 17 heures 30, après un périple de près de 30 km.  La « rentrée du Tour » se fait avec faste.  Les cavaliers défilent groupés, en rangs par trois.  Ils sont accueillis par le clergé et une procession de personnages costumés.

Les cavaliers font alors trois fois le tour de l’église avant de quitter les lieux.  Le char, dételé, rentre directement dans l’église.


b.    La reconnaissance entre dans quel(s) domaine(s) du POI ?  A spécifier.
Les pratiques sociales, rituels et événements festifs

c.    L’élément est-il toujours bien vivace ?  Comment est-il transmis aujourd’hui ? Quelles sont les actions entreprises pour garantir la viabilité de l’élément et sa transmission ?

Le Tour Sainte-Renelde de Saintes est particulièrement vivace aujourd'hui.  Les communautés villageoises de Saintes, Bierghes et Quenast y participent massivement chaque année, tout le long du parcours, et en particulier à Saintes pour la rentrée du Tour.  La tradition d'assister ou de participer au Tour comme cavalier est très ancrée dans la population et se transmet de génération en génération au sein des familles.  Aucune mesure particulière pour garantir la viabilité du Tour et sa transmission n'est actuellement nécessaire, l'engouement étant général.  


d.    Expliquer si l’élément en question est menacé de disparition et indiquer les actions entreprises pour une sauvegarde.

Il n'y a pas vraiment de menace sur le Tour.  Les seules menaces possibles sont les modifications de voiries (y compris les fermetures de passage à niveau) qui pourraient perturber l'itinéraire traditionnel.  Le tracé doit alors être adapté, mais perd à chaque fois un peu de son caractère immuable


e.    Analyser les aspects sociologiques, humains et matériels.  Qui sont les détenteurs, praticiens de l’élément ?  Faire apparaître le caractère emblématique pour la communauté concernée (sentiment d’identité, d’appartenance, de continuité).

Les manifestations du week-end de la Trinité autour du Tour Sainte-Renelde constituent, pour les Saintois, l'événement majeur de l'année.  Tout le village s'y prépare.  Les familles se regroupent autour d'un repas et participent au Tour ou à sa rentrée.  
On peut même dire que les Saintois y participent d'une manière ou d'une autre parce qu'ils sont Saintois et ils sont pleinement Saintois parce qu'ils y participent.  Le Tour, et plus largement toutes les manifestations du WE de la Trinité sont l'élément identitaire de la communauté villageoise depuis toujours et le sont encore très fortement aujourd'hui.  


f.    Si possible, situer l’élément dans une perspective régionale, nationale et/ou internationale (comparaisons, ouvertures, relations).

Le Tour Sainte-Renelde est l'un des 4 grands Tours au cours desquels une châsse contenant les reliques d'une sainte mérovingienne est transportée sur un char de triomphe ou de procession sur une distance de plusieurs km.  Les autres sont ou étaient les processions Sainte-Gertrude de Nivelles, Sainte-Waudru de Mons et Sainte-Aldedonde de Maubeuge (France, procession aujourd'hui disparue).  Les légendes médiévales ont lié ces 4 saintes.  

g.    Montrer que l’élément est conforme aux droits de l’Homme, aux respects mutuels et à la législation en vigueur en FWB.
Le Tour est conforme en tout point. Toute personne qui souhaite participer au Tour est acceptée.

h.    Comment l’élément intègre-t-il son rôle socio-culturel ?

- Dialogue intergénérationnel
Les fonctions au sein du Tour (Commandants, guidon, avant-garde, etc.) se transmettent en général au sein de la famille de génération en génération.  Par exemple, la Commandante des musiciens cavaliers a succédé à son père, qui avait lui-même succédé à son père.  Elle se prépare aujourd'hui à être remplacée par son fils.  
En général, les jeunes (parfois avant l'âge de 10 ans) accompagnent à cheval leurs parents et parfois, leurs grands-parents lors de la procession.  Ils transmettront par la suite cette tradition à leurs enfants.  

- Dialogue multiculturel
La participation est ouverte à tous, pour autant que l'on se rattache à une cavalerie existante.  Par exemple, parmi les cavaleries représentées, il y a celle de Lembeek.

- Développement durable (environnement, santé, économie inclusive, etc.)
Oui, le Tour a un impact positif sur l'économie locale.  Le WE de la Trinité a lieu la kermesse annuelle.  Les commerces du village tournent à plein régime (cafés, boulangerie, boucherie, etc.).  Ce week-end est l'occasion pour les familles de se regrouper pour un grand repas.  Et c’est également la fête foraine sur la place du village.  

- Diversité et créativité humaine
Comme il s'agit d'une manifestation religieuse traditionnelle et non d'un carnaval, par exemple, on ne peut pas dire que les participants puissent s'épanouir artistiquement.  Les cavaliers portent une tenue qui est réglementée et ne permet aucune excentricité.  En revanche, certains habitants ont l'habitude de procéder à des jonchées cérémonielles de fleurs (tapis ou dessins faits de pétales de fleurs) sur le passage du Tour. Quelques hameaux procèdent également à l'érection de "fausses portes", c'est-à-dire de portiques aux couleurs du Tour et de sainte Renelde, richement décorés de fleurs, de banderoles et de drapeaux.  Les habitations du village sont pavoisées et parfois décorées.  
Le Tour est accompagné de musiciens cavaliers qui entonnent des airs traditionnels du Tour.  Il y en a cinq qui sont immuables.  L'ensemble des festivités est bien sûr l'occasion pour la fanfare locale de parader et de jouer des airs de musique pour "mettre de l'ambiance".  Lors de la mise à char, le samedi soir, les musiciens accompagnent la montée de la châsse d'un air solennel spécialement choisi chaque année pour la circonstance.  

i.    Qu’est-ce que la reconnaissance en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles a apporté à l’élément ?

Cette reconnaissance n’a pas apporté beaucoup de notoriété ou de reconnaissance médiatique. Saintes reste en effet un petit village qui intéresse moins que les villes et leurs manifestations traditionnelles.  Le Tour de Saintes a lieu le dimanche de la Trinité, c'est-à-dire le même jour que le Doudou à Mons, dont la concurrence est trop importante.  
En revanche, la population saintoise est fière de savoir que, malgré tout, sa procession est reconnue comme aussi importante que d'autres manifestations bien plus connues du grand public.  

4. DOCUMENTATION ANNEXE


- Références bibliographiques :
La vie et le culte de sainte Renelde des origines à nos jours. Recueil d'études réunies et présentées par L. DELPORTE, Rebecq-Tubize, 1996. (Dossiers du Chirel Rebecq-Tubize, n° 2).

L. DELPORTE, La grande procession ou Tour Sainte-Renelde, dans La vie et le culte de sainte Renelde des origines à nos jours, 1996, pp. 133-151.

C. ROMMELAERE, Le char de procession de Saintes, dans La vie et le culte de sainte Renelde des origines à nos jours, 1996, pp. 153-175.

L. DELPORTE,  Le culte de sainte Renelde de Saintes : une réalité multiforme, dans Saints et sainteté en Roman Pays. Cultes d'hier et d'aujourd'hui, M. BELIN (dir.), Wavre, 2012. (Cahiers du Chirel, 15), pp. 111-137.


- Autres documents : copie d’études, site internet, autres :
http://www.museedelaporte.be/patrimoine/?cat=5