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L'Ommegang de Bruxelles



N° de référence du dossier : Reconnaissance n° 31
Dossier examiné le 9 novembre 2010  par la Commission du Patrimoine oral et immatériel
Reconnu depuis le 10 mai 2011 par la Ministre de la Culture en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel
Inventaire mis à jour le 20 janvier 2017


Ce titre de « Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel » est octroyé dans le cadre du Décret du 11 juillet 2002 relatif aux biens culturels mobiliers et au patrimoine immatériel de la Communauté française

1. ASPECTS PRATIQUES
a. Nom de l’élément : L’Ommegang de Bruxelles

b. Localisation géographique : le centre historique de Bruxelles

c. Communauté concernée (groupes ou individus) :
La communauté concernée par l’élément inclut :
Les porteurs de la tradition, en tout près de 1200 personnes actives, hommes et femmes, francophones et néerlandophones. Ce sont :
-    Les figurants : citoyens bénévoles de Bruxelles et d’ailleurs en Belgique ;
-    Le Grand Serment Royal et de Saint-Georges des Arbalétriers de Bruxelles ;
-    L’Ancien Grand Serment Royal et Noble des Arbalétriers de Notre-Dame du Sablon ;
-    La Fabrique d’Eglise de Notre-Dame du Sablon ;
-    Les groupes de praticiens d’autres traditions et expressions patrimoniales venant de Bruxelles et d’ailleurs en Belgique ; par exemple : le Serment des Escrimeurs de Saint-Michel (Bruxelles), les lanceurs de drapeaux (Alost), la Chambre de Rhétorique De Goubloem (Vilvoorde), les pos de géants (Ath) ;
-    L’Association des descendants des Lignages de Bruxelles ;
-    La Ville de Bruxelles.
L’assistance :
-    Des habitants de la ville de Bruxelles qui assistent dans et autour de l’église du Sablon, dans les rues de Bruxelles et sur la Grand-Place ;
-    Les spectateurs sur la Grand-Place.
Les organisateurs :
-    L’asbl Société royale « Ommegang Oppidi Bruxellensis »

d. Société ou groupe responsable : l’asbl Société royale « Ommegang Oppidi Bruxellensis »

 e. Personne(s) de contact :    

M. Francis JACQUES – Secrétaire général
Rue des Tanneurs, 180 – 1000 Bruxelles
 32-(0)2-512.19.61.   
francis.jacques(at)ommegang.be



2. HISTORIQUE 
a.    Apports patrimoniaux :   Mettre en évidence les origines, les fondements : historique, ethnologique, patrimonial (décrire la ou les légende(s) fondatrice(s) éventuelle(s)).

D’après la légende, la procession ("Ommegang" signifie "marcher autour") date de 1348, et célèbre l'arrivée d’une vierge miraculeuse qu’une jeune dévote, Beatrice Soetkens, ramena d’Anvers en barque. La statue fut déposée dans la chapelle du Sablon, sous la garde des arbalétriers. Chaque année, le dimanche précédant la Pentecôte, l'Ommegang vénérait celle qui était devenue une protectrice de la ville. Procession religieuse à l’origine, le cortège se transforma au fil du temps en un événement mondain dans lequel défilaient tous les corps constitués de la communauté urbaine. Lorsque Charles Quint vint à Bruxelles le 2 juin 1549, le Magistrat de la ville choisit de lui présenter l’Ommegang et de montrer ainsi clairement à l’Empereur la puissance économique et militaire de la ville. De nos jours, l’Ommegang perpétue la tradition des cortèges de diverses communes de l’ancien Brabant où figurent des porteurs d’éléments de patrimoine immatériel différents (géants, animaux processionnels, personnages représentant Charles Quint et sa cour).

b.    Souligner le caractère de pérennité (75 ans) : Faire connaître les éventuelles périodes d’interruption et de reconstitution, montrer l’évolution au fil du temps.

L’Ommegang de l’Ancien Régime connut une interruption à la fin du 18e siècle. Au 19e siècle, le cortège n’eut lieu que deux fois, en 1825 et en 1855. En 1930, à l'occasion du centenaire de la Belgique, l’homme de lettres et historien Albert Marinus, l'abbé De Smet et les Serments d’arbalétriers reconstitués, décidèrent de revitaliser l’ancienne manifestation bruxelloise en reproduisant le somptueux Ommegang offert en 1549 à Charles Quint (avec l’aide de brillants collaborateurs tels le musicien Ernest Closson, l’archiviste Des Marez, les peintres Constant Montald et Jean Delville). Le cortège sortit à quatre reprises en 1930 et vu le succès, on décida de le réorganiser tous les cinq ans. En 1935, à l’occasion de l’Exposition Universelle de Bruxelles, l’Ommegang sortit à trois reprises. Après l’interruption due à la deuxième guerre mondiale, le cortège fut à nouveau présent dans les rues de la ville en 1947, en 1953 et 1954, puis l’Ommegang devint annuel à partir de 1957. De nos jours, c’est chaque année durant deux soirées au début du mois de juillet que le cortège parcourt les rues de Bruxelles. L’Ommegang d’aujourd’hui, profondément inspiré de la version de 1930, a évolué en suivant les changements de la société.

3. SITUATION ACTUELLE
Note préalable : Il convient de démontrer (et non seulement affirmer et déclarer). Les explications doivent être claires, détaillées, cohérentes et argumentées.

a.    Décrire l’élément actuel dans son ensemble (avec ses différentes composantes).


Depuis plusieurs générations, l’Ommegang se déroule dans le centre historique de Bruxelles chaque année début juillet, lors de deux soirées. Il est constitué de trois parties :
- Tout commence à 19h15 Place du Sablon. Etant à l’origine la procession d’une gilde d’arbalétriers, l’Ommegang débute par un concours de tir à l’arbalète entre les deux Serments bruxellois. Ensuite, on peut assister à l’accueil de Charles Quint dans l’église ainsi qu’au départ du cortège ;
- Un peu avant 21h, le grand cortège, qui inclut les arbalétriers, les archers, les escrimeurs et les arquebusiers ainsi que Charles Quint, quitte le Sablon pour se diriger vers la Grand-Place en suivant un parcours d’1,5 km sensiblement identique à celui du passé ;
- Au même moment, également vers 21h, les présentations commencent sur la Grand-Place par l’installation dans la tribune du Magistrat de Bruxelles et de la cour impériale. Se succèdent ensuite d’impressionnants lancers de drapeaux et un défilé de cavaliers munis de drapeaux représentant les possessions de Charles Quint. Vers 22h, le cortège venant du Sablon pénètre sur la Grand-Place où il serpente comme sur les tableaux du XVIIe siècle. Une demi-heure plus tard commence une fête breughélienne pour le bon peuple de Bruxelles au cours de laquelle des groupes de détenteurs de différentes formes de patrimoine culturel vivant donnent des représentations (géants, animaux processionnels, échasseurs, théâtre de Toone, gilles de Marchienne, …). Vers 23h, après un feu d’artifice, l’empereur retourne dans l’Hôtel de Ville et la fête populaire se poursuit sur la Grand-Place et dans les rues avoisinantes.
 
b.    La reconnaissance entre dans quel(s) domaine(s) du POI ?  A spécifier.


Les arts du spectacle
Les pratiques sociales, rituels et événements festifs


c.    L’élément est-il toujours bien vivace ?  Comment est-il transmis aujourd’hui ? Quelles sont les actions entreprises pour garantir la viabilité de l’élément et sa transmission ?

L’Ommegang est un patrimoine vivant, qui – pour ce qui est des groupes représentant le bon peuple et les Lignages – est transmis avec ses valeurs depuis plusieurs générations dans les familles et entre amis, de façon orale, par le geste et le comportement. On voit de très nombreux enfants figurer aux côtés de leurs parents ; des enfants qui, une fois devenus grands, font participer leurs propres enfants au cortège. Bon nombre de participants défilent dans l’Ommegang depuis 40 ou 50 ans. Les hommes et les femmes qui sont les porteurs de divers éléments de patrimoine vivant et qui viennent chaque année se produire lors de l’Ommegang, préparent leurs rôles au sein de leur communauté, tout en transmettant leurs expériences à leurs plus jeunes ou nouveaux membres.
Chaque année, dans les mois qui précèdent les nouvelles représentations, les organisateurs et les représentants des différents groupes se réunissent à Bruxelles pour discuter du déroulement de l’Ommegang de l’année précédente et pour décider de celui de l’année à venir. Quelques semaines avant le cortège, les organisateurs se réunissent à nouveau et exposent, en présence de représentants de la police et de la ville, le programme définitif de la nouvelle version de l’Ommegang, qui n’est jamais la copie exacte de celle de l’année d’avant ; certains détails varient mais toujours dans un respect d’authenticité historique. Les représentants des groupes transmettent ensuite ces informations à leurs membres. Une attention toute particulière est apportée au respect d’une certaine tenue vestimentaire (bijoux, chaussures, coiffure, …). Dans les jours qui précèdent l’événement, une ultime réunion permet de vérifier la bonne compréhension du déroulement de l’ensemble. Les jours de l’Ommegang, les différents groupes se réunissent en début de soirée dans le centre-ville pour se saluer, pour parler de leurs rôles, pour manger ensemble et pour rejoindre leur point de départ.
Depuis 2010, la visibilité de la cérémonie dans l’église du Sablon a été amplifiée, et la descente du cortège vers la Grand-Place davantage structurée, avec toujours à l’esprit de favoriser l’interaction entre les participants et le public chaque année plus nombreux.
Les costumes, de style Renaissance, d’une qualité exceptionnelle, sont réalisés par une équipe de couturières et restaurés à partir de gravures et dessins, datant pour la plupart de 1930. Chaque costume de la cour impériale a été réalisé pour être vu de très près (qualité des dentelles, broderies, velours et satins).
Quant aux drapeaux, chars, armes et différents accessoires, ils sont soigneusement entretenus, conservés et restaurés si nécessaire.

d.    Expliquer si l’élément en question est menacé de disparition et indiquer les actions entreprises pour une sauvegarde.

L’élément n’est pas menacé de disparition. La viabilité de l’élément est assurée d’abord par les groupes des praticiens dont la plus grande partie participe depuis 1930 : ils se renouvellent constamment et transmettent en leur sein et autour d’eux les savoir-faire et les valeurs de l’élément. La viabilité de l’Ommegang est également assurée par ses organisateurs, membres de l’association « Ommegang Oppidi Bruxellensis » qui profitent du soutien des autorités locales, de bénévoles et d’autres associations.
Les arbalétriers, qui ont joué un rôle phare dans la renaissance de l’Ommegang en 1930, restent un facteur déterminant de sa pérennité. Structurés en sociétés actives, ils organisent des manifestations et tournois toute l’année, dont celui qui se déroule au Sablon en préambule à l’Ommegang. Leur dévouement, leur engagement au long cours et leur participation dans les trois parties de l’élément sont des garants forts de sa viabilité et du maintien de ses traditions.
Les organisateurs, dont plusieurs participent de manière active à l’Ommegang, s’occupent des réunions de préparation, des contacts avec les autorités, de l’infrastructure et de la logistique. Ce sont eux qui – en consultation avec les représentants des divers groupes de participants – adaptent l’élément d’une année à l’autre. 
Ils veillent aussi à une gestion saine des finances (contrôle des dépenses, recherche de subsides et de sponsors), du patrimoine qui inclut 2500 costumes, des géants et animaux processionnels, des chars, des drapeaux et nombreux autres accessoires, ainsi que des archives internes. Une équipe est engagée durant toute l’année pour régler des tâches administratives et pour assurer l’entretien et la restauration du matériel. Une attention toute particulière est accordée à la visibilité et à la promotion de l’Ommegang (programmes, dossiers de presse, contribution à des publications scientifiques et autres). Le public est très nombreux chaque année que ce soit au Sablon, sur la Grand-Place et dans les rues avoisinantes.

e.    Analyser les aspects sociologiques, humains et matériels.  Qui sont les détenteurs, praticiens de l’élément ?  Faire apparaître le caractère emblématique pour la communauté concernée (sentiment d’identité, d’appartenance, de continuité).

Ceux qui se produisent et transmettent
Près de 1200 personnes, hommes, femmes et enfants, qui font partie des groupes de bénévoles de l’Ommegang ou des groupes liés par la pratique d’un autre patrimoine immatériel commun, participent à l’élément dans et autour de l’église du Sablon, au cortège et sur la Grand-Place. Sont présents Serments d’arbalétriers, d’escrimeurs et d’arquebusiers, cercles de Rhétorique, échasseurs, manieurs de drapeaux, représentants de Gildes et de Corporations, gilles de la ville de Marchienne, géants et animaux symboliques (et leurs porteurs), danseurs et musiciens, et le bon peuple de Bruxelles incarné par des groupes de bénévoles surtout bruxellois. Les rôles de dignitaires de la ville (le « Magistrat ») et de la cour sont incarnés en partie par des descendants des Lignages qui ont autrefois reçu Charles Quint. Chaque année, les organisateurs reçoivent beaucoup de nouvelles demandes pour figurer dans le cortège.

Ceux qui assistent

Chaque année entre 10 000 et 12 000 personnes assistent à l’Ommegang. La partie au Sablon attire plus de 800 Bruxellois dans et hors de l’église ; d’autres viennent voir le cortège, mais le plus grand nombre se trouve sur la Grand-Place et dans les rues avoisinantes pour accueillir l’ensemble du cortège et assister aux présentations, aux démonstrations et à la fête. Deux tribunes payantes de 1000 personnes chacune sont dressées sur la Grand-Place, mais il y a également encore des places libres gratuites pour 2000 personnes sur la place et tout autour. La vente des places assises couvre une bonne partie des frais d’organisation. L’assistance debout interagit de manière active avec ceux qui interprètent.

Ceux qui organisent
L'événement est organisé principalement par la société « Ommegang Oppidi Bruxellensis » qui veille sur le déroulement des évènements comme sur l’entretien et l’entreposage du matériel. La plupart de ceux qui organisent, tous des bénévoles, ont également leur rôle dans l’Ommegang.

f.    Si possible, situer l’élément dans une perspective régionale, nationale et/ou internationale (comparaisons, ouvertures, relations).


L’Ommegang, quand il fut recréé en 1930, voulait célébrer le centenaire du Royaume de Belgique. Depuis, il a évolué d’une manifestation historisante qui promouvait une identité nationale, vers un événement patrimonial festif local. Aujourd’hui, il sert de point de repère identitaire aussi bien pour les participants que pour les habitants de Bruxelles et de sa région qui viennent assister, souvent de manière active.
Les différents groupes et associations, gardiens ou praticiens d’éléments spécifiques du Patrimoine culturel immatériel, bruxellois et non-bruxellois, venant des trois Régions du pays, ont été invités depuis 1930 à partager leurs pratiques et à fraterniser pour se fondre dans la grande communauté des détenteurs de l’Ommegang.
Pour les participants et pour la plupart de l’assistance, l’Ommegang présente l’affermissement de liens sociaux et communautaires, dans la ville historique et cosmopolite qu’est la capitale de l’Europe ; bon nombre d’étrangers qui travaillent à Bruxelles dans des organisations internationales assistent au cortège.

g.    Montrer que l’élément est conforme aux droits de l’Homme, aux respects mutuels et à la législation en vigueur en FWB.

Aucun aspect de l’Ommegang n’est contraire à la Charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes, et l’élément respecte les droits de l’Homme. L’Ommegang est un événement festif ouvert à tous et à toutes, qui ne pratique aucune discrimination et le nombre d’hommes et de femmes parmi les participants est à peu près égal. Quiconque se trouve à Bruxelles, ville capitale européenne multiculturelle, est le bienvenu pour rejoindre cette manifestation consacrée par le temps, qui peut être appréciée de différentes manières selon qu’on est plus ou moins initié.
Pendant l’Ommegang, il règne un esprit de solidarité et de fraternité entre les participants et l’assistance, les uns aussi bien que les autres provenant surtout de Bruxelles et de sa région. L’aspect festif de l’élément promeut le dialogue et un esprit d’ouverture que les participants transmettent au sein de leurs groupes et familles, leurs quartiers et cercles d’amis.

h.    Comment l’élément intègre-t-il son rôle socio-culturel ?

- Dialogue intergénérationnel
Toutes les générations sont représentées parmi les porteurs de l’Ommegang. Il existe entre eux un échange et une transmission de la pratique, de la connaissance et des valeurs de l’élément. Les participants sont des personnes de différents groupes d’âge d’une même famille ou de groupes d’amis qui souvent sont restent actifs pendant des décennies. L’Ommegang peut être apprécié aussi bien par les participants que par les personnes qui assistent, elles aussi de tout âge.

- Dialogue multiculturel
Dans l’Ommegang se rencontrent des personnes de backgrounds professionnels, patrimoniaux et régionaux différents qui se présentent ensemble, en interaction continue. Durant le cortège et sa préparation, on observe une bonne entente et un respect mutuel entre les différents groupes, néerlandophones et francophones, porteurs de l’élément, qui chaque année se retrouvent dans cette entreprise commune.

- Développement durable (environnement, santé, économie inclusive, etc.)
L’Ommegang fait partie de la vie sociale et culturelle de la ville de Bruxelles et de sa région. Avec d’autres manifestations culturelles, l’Ommegang perpétue une tradition séculaire. Il crée et recrée le tissu identitaire des habitants de la ville et contribue ainsi à leur bien-être. Les organisateurs de l’Ommegang réussissent à gérer l’élément de telle manière qu’il ne nuit aucunement à son environnement météorologique ou patrimonial, tout en contribuant à la vivacité du centre de la ville. Les restaurants et petits commerces du centre de Bruxelles profitent bien sûr de l’afflux des quelques milliers de personnes qui sont présentent lors des sorties de l’Ommegang.

- Diversité et créativité humaine
Bien que l’Ommegang se déroule chaque année en trois parties bien définies, avec un ordre pour les présentations et les représentations, une grande liberté est laissée aux participants sur la manière de jouer leur rôle. C’est cette créativité qui provoque une adaptation constante de l’élément, dont mêmes les grandes lignes peuvent changer d’une année à l’autre, en concertation avec les groupes qui participent.

i.    Qu’est-ce que la reconnaissance en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles a apporté à l’élément ?


Cette reconnaissance est perçue comme une sorte de valeur ajoutée, et permet à l’Ommegang de confirmer son importance dans la vie culturelle bruxelloise.
L’Ommegang perpétue la tradition de la procession urbaine et s’est enrichi depuis sa recréation, tel un kaléidoscope, de divers éléments du patrimoine culturel immatériel des différentes Communautés du pays. La reconnaissance en tant que Chef d’œuvre par la Fédération Wallonie-Bruxelles permet de favoriser les échanges culturels qui existent entre tous ces éléments participant au cortège tels le Meyboom de Bruxelles, les échasseurs de Merchtem, les lanceurs de drapeaux d’Alost, les gilles de Marchienne ou les porteurs des géants d’Ath.
La soumission d’un dossier de candidature pour inscription sur la Liste représentative de la Convention Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est envisagée parce que l’Ommegang présente le renouveau réussi d’un élément trouvant ses origines au Moyen Âge, recréé en 1930, et qui depuis n’a cessé de se transformer en recevant une nouvelle forme et de nouvelles valeurs, inspirées du passé, et adaptées aux circonstances de l’époque. De plus, l’Ommegang est lié de manière interdépendante à un espace culturel indispensable :  la Grand-Place de Bruxelles, chef d’œuvre de l’architecture gothique et baroque, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco pour des valeurs qui correspondent parfaitement à celles de l’Ommegang. 

4. DOCUMENTATION ANNEXE
- Références bibliographiques :


Breydel, Louis-Philippe, L'Ommegang, textes d’Olivier de Trazegnies, Bruxelles : Editions de la Renaissance du Livre, groupe Luc Pire, 2007.

Cannuyer, Christian, Ducastelle, Jean-Pierre et Masson, Jean-François, Renaissance du Géant Saint Michel pour l'Ommegang de Bruxelles, Izegem,  Illustrata, 2003.

Calvete de Estrella, Juan Christoval,  Le très-heureux Voyage fait par très-haut et très-puissant Prince don Philippe…, traduit de l’espagnol par J. Petit, Bruxelles, chez Fr.-J. Olivier, 1873, tome 1, pp. 195-202.

Chiarenza, Lillo, Paelinck, Valérie et Denis, Philippe, Toute la lumière sur… La Grand Place de Bruxelles, Bruxelles,Editions Queen II, 2013.

Haulot, Arthur, Cette Nuit-là, l'Ommegang de Bruxelles, photographies de H. BOUCHER, notices historiques de P. de Meeüs d’Argenteuil et de J. Overloop, Bruxelles, Editions Trois Arches, 1981.

Heerbrant, Jean-Paul, Ommegang !, Woluwé-Saint-Lambert, Centre Albert Marinus, 2013.

Lecomte-Depoorter, Isabelle, Ommegang, Bruxelles, Editions Glénat, 1999.

Marinus, Albert, L’Ommegang de Bruxelles (dans Le folklore belge tome 3, chapitre 5, pp. 131-172, Bruxelles, Editions historiques, 1937-1940).

Meurant, René, L’Ommegang de Bruxelles, Bruxelles, Editions Arena, 1957.

Twyffels, Brigitte, Pleins Feux sur l'Ommegang, la Reconstitution du Cortège en 1930 par Albert Marinus, Woluwé-Saint-Lambert,  Centre Albert Marinus, 1997.

van Puyvelde, Léo, L’Ommegang de 1615 à Bruxelles, Bruxelles, Editions du Marais, 1960.



- Autres documents : copie d’études, site internet, autres :
http://www.ommegang.be