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La Société Royale « Les Chinels » de Fosses-la-Ville


N° de référence du dossier : Reconnaissance n° 39
Dossier examiné le  17/06/2013 par la Commission du Patrimoine oral et immatériel
Reconnu depuis le 11/03/2014  par la Ministre de la Culture en tant que Chef-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel
Inventaire mis à jour le 10/01/2016



1. ASPECTS PRATIQUES



a. Nom de l’élément : Société Royale « Les Chinels » de Fosses-la-Ville

b. Localisation géographique : Fosses-la-Ville, province de Namur

c. Communauté concernée (groupes ou individus) :

La Société Royale Les Chinels qui est constitué d’une septantaine de membres.
Les Chinels qui participent aux Leatare annuel. Des groupes locaux qui se joignent au cortège du Laetare portant le nombre de participants à plus de 700.

d. Société ou groupe responsable :


Société Royale « Les Chinels » de Fosses-la-Ville ASBL

e. Personne(s) de contact :

Président, Leclercq Philippe, chaussée de Charleroi 400 à 5070 Fosses-la-Ville
 
2. HISTORIQUE  


a. Apports patrimoniaux :   Mettre en évidence les origines, les fondements : historique, ethnologique, patrimonial (décrire la ou les légende(s) fondatrice(s) éventuelle(s)).

Légende fondatrice condensée:

« Au temps où l’on croyait encore aux fées,
vivait à Fosses un gentil petit bossu
qui s’occupait de colportage dans la région.
S’étant attardé plus que de coutume auprès de ses clients,
il rentra, un soir, très tard.
Si tard qu’en passant au lieu-dit « Pont de l’Allou »,
il assista, interloqué, au sabbat des sorcières de la forêt.
Celles-ci voulant le récompenser pour sa serviabilité,
le débarrassèrent de sa difformité.
Quand, le lendemain, un autre bossu de la région,
méchant et haineux celui-là, eut vent de la chose,
il se rendit dans la forêt à l’heure de minuit.
Mal lui en prit...
Il en revint affublé d’une seconde bosse,
une devant et une derrière.
Le carnaval étant proche, les Fossois se moquèrent de lui.
Ainsi serait né « le Chinel », le roi du carnaval de Fosses. »


Historique :

L’ancêtre du Chinel portait le nom de « Doudou » (ce nom pourrait être interprété à Fosses comme « gros et difforme »).  Il se distinguait par un costume de toile blanche à gros boutons rouges, complété d’un bicorne et de sabots à bouts colorés. C’est dans une dictée scolaire de 1862 qu’est cité pour la première fois leur nom. Mais déjà, entre 1736 et 1740, il est fait mention dans les comptes de la Commune de paiements pour la « comédie des carnavalles », ce qui laisse raisonnablement à penser que, depuis longtemps, ces joyeux compères martelaient les pavés de la ville de leurs sabots. Quant au « Chinel », on en retrouve la première trace écrite dans un registre de délibérations du Conseil Communal de 1858.
La venue à Fosses d’un Hennuyer, Louis Canivet, qui créa en 1869 les quatre airs de la musique des Chinels, changea indirectement l’aspect de leur déguisement. Cette musique particulièrement entraînante vint remplacer les âpres « rigodons » et le besoin d’une tenue plus légère et raffinée se fit naturellement sentir. Les lourds sabots furent remplacés par des chaussures ornées de rosaces. Le chapeau s’enrichit de grandes plumes colorées et les costumes prirent des teintes de plus en plus variées.
De nombreux Chinels se groupèrent en « soces » (groupes d’amis) qui préparaient, dans le plus grand secret, des tenues toujours plus originales, réservant soigneusement la surprise pour le grand jour. Avec la Belle Epoque apparurent de nouvelles matières qui donnèrent légèreté et éclat au vêtement. Les tenues évoluèrent encore au fil des décennies pour aboutir au costume actuel qui allie côté pratique et splendeur.
C’est en 1928 que toutes les « soces » décidèrent de se réunir en une société qui prit la dénomination de « royale » en 1937.

b. Souligner le caractère de pérennité (75 ans) : Faire connaître les éventuelles périodes d’interruption et de reconstitution, montrer l’évolution au fil du temps.


Comme signalé ci-dessus, la première trace du nom « Chinel » apparait en 1858.  Mais, on peut supposer que celui-ci existait bien avant sous l’appellation de « Doudou ».
Dans toutes les civilisations, les malformations de l’Homme ont fait l’objet de moqueries. Le théâtre greco-romain et les statues de l’Antiquité témoignent à l’envi de l’attrait insolite des Anciens pour ces formes disgracieuses. A Rome, un personnage reproduisant ces déformations - appelé « Maccus » - se produisait dans des spectacles très populaires, quoique de très mauvais goût. Son affublement et son nom évoluèrent au fil du temps : il fit place au « Pullicenus » qui, bien que toujours présent dans les représentations théâtrales, fut longtemps éclipsé par les figures religieuses. Après la Renaissance, le nom se transforma à nouveau et le « Pulcinella » de la « Commedia dell’arte » entra dans le folklore français sous le nom de « Polichinelle ». Le costume du « Doudou », ancêtre du Chinel, semble dériver directement de ce personnage et le mot « Chinel » paraît être une simple contraction de son nom.

Dates qui ont marqués le groupe :
1869 : création des quatre morceaux de musique par Louis Canivet,
1928 : création de la Société,
1937 : reconnaissance de Société Royale,
1948 : dépôt costume comme droit exclusif de fabrication,
1958 : émission d’un timbre-poste à l’effigie du Chinel,
1974 : remise d’un costume à Manneken Pis,
2003 : création de l’ASBL,
2011 : achat d’une maison dans l’objectif de l’aménager en local,
2014 : reconnaissance Patrimoine immatériel par Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les principales évolutions se situent au niveau du costume, dont l’apparence et les tissus ont suivi l’évolution de la mode.

Certains éléments de la tradition et de la composition du groupe se sont effacés au fil du temps.  On peut citer entre-autres : le tambour Major et sa clique, les hommes de feuilles, le coup de bosse dans la pipe.  
D’autres éléments résistent au temps, comme le « sabrage » par exemple.  Celui-ci consiste à quitter le groupe en se dirigeant vers une jeune fille ou dame (en jupe de préférence) pour lui caresser le mollet à l’aide du Yatagan.  Ce sabrage est une marque d’amitié, de camaraderie ou de politesse galante.  En échange, la spectatrice caresse la bosse arrière du Chinel, ce qui lui portera chance.
Malgré tout, il y a une volonté de remettre à jour d’autres éléments, comme le concours de « soces » du lundi de Laetare.


3. SITUATION ACTUELLE


a. Décrire l’élément actuel dans son ensemble (avec ses différentes composantes).

Chaque 3e dimanche avant Pâques, la Société Les Chinels organise le Laetare de Fosses-la-Ville.
La journée du Chinel au Laetare débute par un petit-déjeuner arrosé au champagne au sein de multiples groupes réunis à travers toute la ville par quartiers, affinités personnelles ou de couleurs de costumes comme la soce des "Rouges et Verts" par exemple.
Les membres de la Société se réunissent pour un repas de midi familial permettant de prendre les forces nécessaires à danser tout l'après-midi lors du cortège qui défile à travers  la ville.
Un cortège est formé traditionnellement d'un char Télévie (vente au profit de l'action), d'un char Les Rotlindjes (musiques et danses d'antan), d'un char de jokers et clowns (formé en majorité de filles et des femmes des Chinels), d'un char de sorcières (rappelant la légende du Chinel), d'échasseurs (aux couleurs de la ville), pour se terminer par le groupe des Chinels.
Un ou deux groupes extérieurs peuvent être intégrés suivant les opportunités contractuelles.    

En situation de cortèges, la société Les Chinels est composée et organisée comme suit :
Le porte-drapeau, les « petits » Chinels, les Pierrots musiciens et les Chinels adultes.  Uniquement à Fosses-la-Ville, à l’arrière du groupe, on retrouve les Doudous.  Une ancienne famille de Fossois (aujourd’hui élargie à des amis) a décidé de conserver le costume « primitif » et les membres sont chaussés de sabots en bois, ce qui permet de garder trace de nos origines.

Le rondeau final de chaque formation sur la Place du marché et les danses des Chinels sur le kiosque clôtureront cette belle journée de réjouissance. Les Chinels se réunissent alors pour célébrer leurs membres d'honneur et partager le verre de l'amitié avec leurs invités du jour et les autorités locales à l'Hôtel-de-Ville.    


b. La reconnaissance entre dans quel(s) domaine(s) du POI ?  A spécifier.


Les pratiques sociales, rituels et événements festifs

c. L’élément est-il toujours bien vivace ?  Comment est-il transmis aujourd’hui ? Quelles sont les actions entreprises pour garantir la viabilité de l’élément et sa transmission ?

Oui ! L’esprit d’appartenance au groupe se transmet de génération en génération soit au sein d’une famille, soit par amitié, soit par amour du folklore pour les nouveaux habitants, soit par une attache particulière au groupe et/ou à la ville.  Les enfants et/ou les nouveaux Chinels se rassemblent le mercredi précédent le Laetare pour une répétition, en musique, des différentes danses.  Mais, grâce à l’enregistrement d’un CD de la musique, nombreuses sont les familles qui initient leurs progénitures à domicile.
Ce même mercredi précédant le jour du Laetare, les réjouissances sont annoncées dans les rues de Fosses-centre par un groupe de tambours et ce, tous les soirs jusqu’au samedi.
La société est également affiliée à la Fédération des Groupes Folkloriques Wallons, ce qui permet des échanges riches en folklores et une manière de transmettre les valeurs du folklore traditionnel.
En 2011, le Conseil d’Administration a décidé d’acheter un bâtiment dans le centre de Fosses-la-Ville pour l’aménager et en faire : la maison du Chinel ! Le but est d’y regrouper l’ensemble des archives du groupe en un même lieu, en faire un lieu de mémoire et une vitrine du groupe. Après les gros travaux en maçonnerie, nouvelle toiture et nouveau plancher d'étage réalisés principalement par des membres bénévoles, toutes les options de finitions et d'aménagement ont été fixées fin 2016. L'objectif est d'inaugurer début 2019 tout en préservant les ressources financières à la viabilité de la Société.  
Au sein de la Société, il existe un livre d’Or, dans lequel les personnalités présentes le jour du Laetare y mettent un commentaire signé.  Ce livre est la mémoire du Laetare et chaque année, depuis 1960, un dessin illustre un fait marquant de l’année écoulée.

d. Expliquer si l’élément en question est menacé de disparition et indiquer les actions entreprises pour une sauvegarde.

Non, même si certains aspects du passé ne sont plus présents aujourd’hui, les bases du groupe sont tellement ancrées dans la mentalité fossoise qu’il est impensable que cela disparaisse. Des initiatives tentent même de remettre en place certaines des traditions disparues, comme le port du « loup » par exemple.

e. Analyser les aspects sociologiques, humains et matériels.  Qui sont les détenteurs, praticiens de l’élément ?  Faire apparaître le caractère emblématique pour la communauté concernée (sentiment d’identité, d’appartenance, de continuité).

Le Chinel est bien présent au sein de la communauté fossoise, de telle sorte que les habitants de Fosses sont souvent appelés « Les Chinels » au lieu de fossois (il en va de même du club de football local). Même si  la volonté des responsables du groupe n’est pas de développer un aspect lucratif, le terme Chinel ou son image est souvent utilisé par le commerce local ou par les autorités de la ville. C’est ainsi que :
•    une friterie s’est appelée : « Au petit bossu »,
•    un hôtel utilise un petit sabre en bois comme porte-clefs des chambres,
•    un commerce s’appelant « Vitrerie fossoise » utilise un Chinel comme logo,
•    une statue de Chinel (réalisée par un artiste local) trône au milieu de la place communale,
•    un des éclairages de Noël du centre-ville est à l’effigie du Chinel,
•    dans les années 50, les commerces locaux ont érigé un timbre d’épargne «Chinel » qu’il fallait coller dans un livret pour avoir une réduction sur les achats,

Toutes les heures, le carillon de la Collégiale entame les premières notes de la musique des Chinels. Cette musique, rythme donc la vie quotidienne des fossois !

Les « Chinels » sont fiers de leur appartenance au groupe et de compter les années passées au sein de celui-ci. C’est ainsi que depuis une dizaine d’année, un badge annuel est mis en vente aux participants lors du Laetare.
Autre pratique favorisant la fidélité des membres, lors du dimanche de Laetare, un Chinel qui comptabilise 25 années d’ancienneté au sein de la Société, est fait Chinel d’honneur et reçoit un sabre « d’or ».
    
f. Si possible, situer l’élément dans une perspective régionale, nationale et/ou internationale (comparaisons, ouvertures, relations).

On peut dire que la légende des deux bossus est quasi universelle, car on en retrouve des traces en Europe (Wallonie, Bretagne, Irlande, Portugal …), aux Amériques, en Asie.  Cette légende est adaptée selon la culture locale.
L’évolution du Chinel fossois se rapproche également d’autres groupes folkloriques : le Doudou semble proche du Gille de Binche et l'homme de feuilles est proche de l’homme sauvage à Mons.
L’aspect pittoresque du Chinel amène les membres de la société à se produire au travers de la Belgique, de l’Europe et ailleurs. Le Chinel est régulièrement choisi pour illustrer le folklore wallon lors de manifestations particulières :

  • exposition universelle de Bruxelles en 1958,
  • exposition universelle à Osaka (Japon) en 1970,
  • inauguration du stade Roi Baudouin de Bruxelles en 1995,
  • participation au Festival international de Louisiane et au carnaval de Nouvelle-Orléans dans le cadre du jumelage de villes wallonnes avec des municipalités louisianaises en 2000 et 2001,
  • Européades à Namur en 2016.


g. Montrer que l’élément est conforme aux droits de l’Homme, aux respects mutuels et à la législation en vigueur en FWB.

Les valeurs défendues au sein du groupe sont l’amitié et la camaraderie.  Les membres se distinguent uniquement sur base de la couleur de leur costume. La société est complétement apolitique.  Etant constituée depuis 2003 en ASBL, le Conseil d’Administration gère le fonctionnement quotidien des activités et les décisions importantes sont prises lors de l’Assemblée Générale annuelle (il en était déjà de même avant le passage en ASBL).

h. Comment l’élément intègre-t-il son rôle socio-culturel ?

- Dialogue intergénérationnel :
Pour être membre de la société, il n’y a pas de limites d’âges. On peut donc demander son adhésion quel que soit son âge ! Cette relation entre les différentes générations est également facteur de transmission des valeurs du groupe.
La seule restriction est qu’il existe une limite d’âge pour les filles.  En effet, celles-ci doivent quitter le groupe à 12 ans.  Cette restriction a permis que de nouveaux groupes se créent à Fosses-la-Ville pour elles. Ces groupes se produisent lors du Laetare local et/ou ailleurs.  Certains groupes ont un lien étroit avec la légende des Chinels comme les Sorcières par exemple, d’autres pas nécessairement (comme les Clowns en Folie).


- Dialogue multiculturel :
L’origine sociale et/ou culturelle n’est pas un frein à l’adhésion au groupe, que du contraire. Le costume est identique pour tous (même s’il y a des couleurs différentes). La variété des couleurs n’est pas un moyen de créer une distinction entre les membres du groupe, mais bien une manière d’apporter de la variété et de l’esthétisme lors des prestations.
Lors de ces prestations, les Chinels n’hésitent pas à accoster le public pour l’entrainer au sein du groupe pour quelques pas de danse. Les voyages à l’étranger sont également une occasion de nouer des contacts et d’échanger nos traditions folkloriques.
Le dimanche du Laetare est souvent l’occasion pour de nombreuses familles d’inviter les proches et amis pour un bon repas convivial.  L’après-midi, ils peuvent ainsi admirer les Chinels et autres groupes lors du cortège qui déambulent dans les rues de Fosses. La tradition veut aussi que certaines de ces familles ouvrent leurs portes lors du passage du cortège pour accueillir leurs connaissances Chinels à prendre un verre en toute amitié.
    
- Développement durable (environnement, santé, économie inclusive, etc.) :
La volonté de la société n’est pas de développer un esprit commercial autour de son image.  Malgré tout, pour assurer son bon fonctionnement, certains produits sont mis en vente grâce à la collaboration d’artisans.  C’est ainsi qu’une bière a été créée en 2003 sous l’appellation de « Bosse », un livret pédagogique sur la légende, des boules de Noël (en forme de Chinel), un CD de la musique, des figurines.
L’achat d’une maison est aussi l’occasion pour les membres de mettre la main à la pâte, car les travaux sont réalisés grâce à la bonne volonté de ceux-ci.  A ce propos, les commerçants locaux, les entrepreneurs n’ont pas hésité à collaborer soit par un apport matériel soit par un apport de main d’œuvre à l’aménagement de notre futur local.
Dans toutes les activités, les membres font preuve de bonne humeur et n’hésitent pas à la communiquer autour d’eux !

- Diversité et créativité humaine :
La confection du costume (par des couturières locales) et du Yatagan (sabre en bois) relève de l’artisanat. Ces confections sont réalisées de manière personnalisée et ne sont pas produites de manière industrielle.  
La créativité des Chinels et des couturières locales est également présente dans le choix des tissus, des couleurs et des motifs ornants diverses parties du costume de Chinel : les galons aux poignets, à la ceinture, sur la colorette, au bas du pantalon et sur le chapeau dont les plumes sont colorées à souhait.  
A côté de cela, le Chinel est source d’inspiration pour de nombreux artistes locaux ou d’ailleurs qu’ils soient peintres, sculpteurs, dessinateurs ou autres.  C’est d’ailleurs ainsi que le Chinel apparait dans un album de Tintin (Tintin chez les picaros).


i. Qu’est-ce que la reconnaissance en tant que Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles a apporté à l’élément ?
Tout d’abord, cette reconnaissance est un gage du sérieux de cette société et le mérite du travail réalisé par les prédécesseurs et par les acteurs actuels pour faire de la société ce qu’elle est.
Cette reconnaissance est aussi une motivation qui tend à prouver que la société est digne de perdurer dans le temps et que les enfants ont la mission de continuer le travail accompli.
Cette reconnaissance est également un signe que la population fossoise et que les autorités communales doivent être fiers de compter au sein de la ville, un groupe folklorique reconnu par des spécialistes en la matière et qu’ils ont le devoir de faire en sorte que ce groupe continue à traverser le temps avec pour héritage l’esprit d’amitié et de « joyeux luron » qui le caractérise et qui met un peu de couleur dans le quotidien !
D’autre part, la reconnaissance sera peut être un élément déclencheur pour remettre au goût du jour des traditions toujours présentes dans nos mémoires, mais laissées dans les placards.

4. DOCUMENTATION ANNEXE



- Références bibliographiques :
    * Noël Joseph, « Les Chinels de Fosse », Imprimerie Romain, 1956
    * «  Fosse, ses chinels et ses doudous », suppléments à « La Meuse Namur, 23 mars 1962
    * Schroeder, « Folklore en Belgique et au Luxembourg », VEGE, 1962
    * Colin Alexandra, « La légende du Chinel », Edition du Chapitre, 2007
    * Livre d’Or des Chinels

- Autres documents : copie d’études, site internet, autres :
    * www.chinels.be

    * les-chinels-folklore-belge-wallon.skynetblogs.be